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Panier du 21 février 2012
  • 1 kg de pommes de terre
  • 1 kg de pommes
  • 1 kg de carottes
  • 500g de betteraves
  • 1 kg de poireaux
  • 1 celeris
  • 1 panais
 
Panier du 14 février 2012
  • 1 kg de pommes de terre
  • 1 kg de pommes
  • 1 kg de carottes
  • 1 kg de betteraves
  • 1 kg de poireaux
  • 2 celeris
  • 2 panais

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Une journée à Verdelot
Écrit par Lise   
C’est la fin d’année, le mois de juin approche, avec son cortège d’excitations multiples et de fatigue accumulée. Avec deux enfants, la période est chargée. Alors se lever le samedi matin pour faire un peu plus d’une heure de route et aller arracher des mauvaises herbes dans un champ en plein soleil, ça peut sembler un peu farfelu, voire carrément sacrificiel pour certains !

Et pourtant... on a tous passé une excellente journée.

Arrivée tranquillou sur le coup de 11h. Quelques amapiens lève-tôt sont déjà dans les champs. On se répartit les rôles : pendant que l’un s’occupe des mauvaises herbes, l’autre s’occupe des enfants...

Dans les champs, il faut sauver les carottes. Petites pousses fragiles au milieu des mauvaises herbes. Les repérer, les protéger de ces grandes voyouttes de chénopodes qui les privent de soleil et d’eau.  La tâche est un peu fastidieuse, certes, mais pas très fatiguante. On bavarde, on rigole et on avance doucement, chacun à son rythme. Parfois le silence retombe sur les lignes. Chacun pense à ces carottes qu’on espère bien manger dans quelques mois. On se dit que c’est drôlement chouette de les connaître de près, et si jeunes ! Plutôt que que de manger des carottes anonymes d’espagne ou de hollande. Et on pense aux semaines de sécheresse à venir, on se dit que dans un cas pareil, l’AMAP est une bonne chose pour le producteur.  

Après quelques négociations rigolardes sur l’heure du déjeuner, on finit par quitter la plantation pour rejoindre la salle commune, ou chacun sort de quoi reprendre des forces. On fait tourner saucisse, cake, vin rouge et salade aux asperges. Après le café, retour aux champs. Finalement, c’est Jean qui, disponible à la boutique, jettera un oeil sur les enfants, qui jouent au foot ou au cartes pendant que tout le monde repart au désherbage. En fin d’après-midi, chacun rejoint sa banlieue, pas trop tard, avec du soleil plein les yeux et en tête, des convictions renouvelées. Et Jean est satisfait des quelques lignes de carottes sauvées aujourd’hui.

En bref, participer à un “coup de main à la ferme”, c’est mêler l’utile à l’agréable. C’est symboliquement fort parce que ça concrétise une manière différente de consommer, parce que ça renforce le lien entre le consommateur et le producteur. Et puis c’est un bon moment. Pour moi, se retrouver assis dans l’herbe à gratouiller dans la terre après une semaine de travail en ville, et pique-niquer avec des gens sympas avec qui on partage des convictions, c’est loin d’être désagréable... Alors n’hésitez plus, prenez le temps, sautez le pas, vous ne le regretterez pas !
Mise à jour le Dimanche, 29 Mai 2011 20:55
 
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